Quel logiciel d’échecs choisir ?

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NOS CONSEILS POUR CHOISIR UN BON LOGICIEL D’ÉCHECS

Quel logiciel d’échecs choisir? © Chess & Strategy

Les logiciels d’échecs sont abordables et utiles comme sparring-partner ou analyste, et pour la plupart vendus par la firme allemande ChessBase.

Le choix est vaste parmi les moteurs d’analyse au jeu d’échecs. Citons Fritz (le plus célèbre), Komodo, Rybka, Shredder, Junior ou Hiarcs. Nous aimons aussi les logiciels dédiés à l’entrainement à la tactique comme CT-Art.

Notre recommandation pour tous les joueurs, ces logiciels qui disposent d’un niveau réglable du débutant au grand-maître d’échecs.

Le jeu d’échecs , vecteur d’une forme de réflexion humaine, peut-il être pratiqué par une machine ?

Historiquement, cette question provoqua tout d’abord une fausse réponse. Avant les spécialistes de l’informatique, ce furent en effet ceux de l’illusionnisme qui intervinrent. Ils construisirent des mannequins qui, articulés, déplaçaient les pièces. Bien entendu, un joueur d’échecs en chair et en os, bien caché, était à la manœuvre. Ainsi appart en 1769 le « Turc », construit par le baron Van Kempelen, un ingénieur autrichien. Ce robot enturbanné était assis devant un gros coffre sur lequel était posé un échiquier. A son tour de jouer, on voyait son bras gauche se lever lentement, se placer au-dessus du jeu, descendre pour se saisir de la pièce, remonter, redescendre vers la case d’arrivée, lâcher la pièce, remonter et reprendre sa position de repose sur la table.

Le mystérieux oriental fascinait les foules qui venaient en nombre aux représentations données lors de tournées en Europe et en Amérique. La supercherie était habile. On dévoilait une partie du coffre aux yeux du public , sans lui laisser deviner la présence d’un fort joueur caché qui opérait grâce à un jeu de miroirs et à un système d’articulations sophistiqués. Une bonne dizaine de forts joueurs de l’époque se succédèrent aux commandes, tout au long de la carrière du Turc.

Pour Edgar Allan Poe, incrédule, les rares défaites du Turc prouvaient que ce n’étaient pas une machine qui décidait des coups. Il considérait qu’un automate ne pouvait, contrairement à l’homme, que jouer parfaitement.

A la mort de Van Kempelen, en 1804, le Turc fut racheté par le musicien bavarois Johann Maelzel qui continua de l’exploiter avec force exhibitions, notamment aux Etats-Unis. En 1838 , Maelzel mourut et Le Turc, dépouillé de son mystère (les supputations quant à son fonctionnement furent confirmées par la trahison d’un de ses opérateurs), devint une pièce de musée à Philadelphie ou il « périt » dans un incendie en 1854.

Deux autres androïdes, « Ajeeb », construit en 1868 par l’Anglais Charles Hopper, et « Mephisto » (1878) de l’Alsacien Charles Gumpel, continuèrent la ligné du Turc et entretinrent la tradition des shows, même si la majorité du public savait désormais que cela relevait de la prestidigitation et non d’une prouesse scientifique.

Les premières vraies recherches quant à l’élaboration d’un programme pour jouer aux échecs datent des lendemains de la Seconde Guerre mondiale. L’américain Claude Shannon, l’un des pères de la théorie de l’information, se rendit compte que l’étude du jeu d’échecs, en termes d’information, permettrait de mettre au point des techniques dans d’autres domaines où a cours le même triptyque utilisé par le cerveau humain : calcul – évaluation – décision.

L’idée infantile de faire tout calculer se heurte à une bête réalité. Il y a environ 10 puissance 120 parties d’échecs différentes possibles, un nombre plus grand que celui des particules de l’univers !

L’idée de base consiste, dans une position donnée, à générer tous les coups autorisés par les règles du jeu , puis toutes les répliques possibles, et ainsi de suite, jusqu’à l’obtention, dans un horizon compatible avec la durée de la partie, de toutes les positions pouvant survenir. Ensuite, intervient la « fonction d’évaluation » qui permet de juger toutes ces positions. C’est là le point crucial pour la qualité du jeu. L’ordinateur doit, en fonction de la sécurité des rois, de la situation matérielle, du dynamisme des pièces, de la structure des pions, ou d’autres critères stratégiques, donner une note à toutes ces positions, allant, par exemple, de zéro s’il est échec et mat à cent si c’est l’adversaire qui est mat, en passant par toutes les valeurs intermédiaires.

La sélection du coup s’effectue ensuite suivant la méthode dite du « minimax ». L’ordinateur y retient la ligne de jeu qui arrive à la position notée au maximum, compte tenu, à chaque coup, du choix opposé de l’adversaire. Un autre procédé informatique, dit « alpha-beta », permet de raccourcir sensiblement le nombre de lignes de jeu à parcourir.

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QUELS LIVRES CHOISIR POUR BIEN DÉBUTER AUX ÉCHECS ?

Notre choix de livres pour les débutants avec les règles complètes du jeu expliquées de façon très claire.

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Si vous êtes un débutant et que vous souhaitez connaître les règles du jeu, alors optez pour notre choix n°1 1064 exercices pour bien débuter aux échecs. Vous découvrirez le jeu d’échecs, les 4 conditions requises pour pouvoir effectuer le roque, les 5 règles pour faire un match nul aux échecs… En revanche, si vous êtes un faux débutant (vous savez déjà jouer aux échecs) et que vous souhaitez approfondir l’aspect tactique du jeu c’est à dire les combinaisons, alors optez plutôt pour notre choix n°2 1000 exercices pour bien progresser aux échecs. Enfin, pour un enfant, choisissez les livres 3 et 4.

Nos livres conseillés pour approfondir ses ouvertures aux échecs

Les questions les plus fréquemment posées par nos lecteurs (FAQ)

Qu’apportent les bases de données sur l’Internet ou sur cédérom ?

En premier lieu, les bases de données permettent d’appliquer une éventuelle solution gênante contre une variante adverse étudiée par d’autres joueurs. Elles autorisent également la saisie de ses propres parties pour les commenter et les consulter ultérieurement, en faisant défiler les coups sans dépense d’énergie. Elles permettent une recherche rapide d’informations, un tri des parties et une comparaison de deux lignes de jeu. Le format international PGN (portable game notation) permet de publier et d’échanger des parties avec facilité.

Les statistiques évitent au joueur de se fourvoyer dans une fausse piste à moins qu’il sente que tout le monde s’est trompé dans cette ligne de jeu. Et cela arrive malgré tout assez souvent !

L’arbre des variantes est un fantastique outil des bases de données car il lui permet de voir toutes les lignes de jeu ou de découvrir facilement si un coup est inédit. La base de données est aussi la solution pour mettre à nu les secrets d’un joueur en étudiant toute son évolution échiquéenne.

Comment maîtriser les clés d’une ouverture ?

Le choix d’une ouverture s’effectue généralement après avoir vu une partie instructive dans une revue, dans une base de données ou dans un tournoi. Un examen statistique de la variante est bien entendu nécessaire afin d’éviter d’investir du temps pour pas grand-chose.

La pratique seule ne permet pas de comprendre l’essence de cette ouverture qui peut rester dans l‘ombre malgré un grand nombre de parties comportant la même erreur non détectée. Elle permet seulement de déjouer les pièges de la variante, de faciliter son assimilation par un vécu d’émotions et d’acquérir de l’expérience.

Il est recommandé d’examiner plusieurs parties complètes fondamentales sur l’ouverture en question à condition qu’elles aient été jouées correctement. Dans le cas contraire, il est recommandé d’en parler avec un joueur averti ayant pratiqué lui-même cette ouverture.

L’examen de miniatures sur cette ouverture est également profitable car il permet car il permet d’en déjouer les traquenards. L’examen des quinze premiers coups des principales lignes de jeu n’est malheureusement pas suffisant. Il ne permet pas toujours de connaître la position idéale des pièces dans chaque variante.

Grace aux logiciels et au jeu en direct sur l’Internet, il est possible d’essayer bien tranquillement la variante en question, sans ne perdre de points Elo. Ensuite, il sera temps de tester la ligne de jeu en réel dans un tournoi rapide avant de la pratiquer en match. N’oubliez pas que le temps d’entraînement doit être environ le triple du temps de jeu. Eh oui !

Comment utiliser au mieux les moteurs de jeu ?

L’intérêt des moteurs de jeu n’est pas uniquement de jouer contre un ordinateur. Ils peuvent constituer une aide précieuse pour estimer une position complexe, analyser une position peu inspirante, et vérifier une analyse personnelle ou un gambit de milieu de jeu par exemple.

L’une des possibilités fondamentales est de déterminer la liste complète de toutes les variantes possibles afin de déjouer les surprises adverses et de découvrir une formidable nouveauté théorique ou une simple amélioration dans une ouverture. Il permet aussi de trouver des ressources défensives pour renforcer une partie perdue et les fautes commises durant les parties. C’est enfin un excellent outil pour sa préparation personnelle dans les ouvertures puisqu’il permet de trouver des astuces de jeu et des pièges, afin de multiplier les embuches pour le joueur adverse.

Après avoir utilisé la fonction analyse de cet engin électronique, le joueur pourra tester sa force, quasiment en réel, sans perdre de points Elo, au cas où cela tournerait mal ! C’est une manière moderne de se tester avant un tournoi et de découvrir les failles de sa technique de jeu

J’ai entendu parler de Paul Morphy. Qu’a-t-il apporté au jeu d’échecs ?

Le champion américain Paul Morphy, né en 1837, peut être considéré comme le fondateur des échecs modernes. Son style est particulièrement efficace : grand précision, rapidité d’action, menaces constantes, pas de coup de pion inutile, grande soif de gain, combinaisons splendides. Dire qu’on lui a reproché son jeu « insipide » car il profitait parfois d’un pion d’avance !

Un match contre le champion anglais Howard Staunton est organisé par le New Orleans Chess Club. Mais Staunton se défile en ne jouant qu’en consultation. Déçu, Morphy se rend à Paris en 1858. Malgré sa simplicité, la très célèbre partie de l’Opéra reste l’une des plus belles prestations de Paul Morphy. Par sa mère, Morphy a reçu l’amour de la musique. Il joue à l’Opéra de Paris durant une représentation du Barbier de Séville dans la loge permanente du duc de Brunswick qui joue en consultation aidé par le comte Isouard.

Comment faut-il interpréter la célèbre phrase de Philidor « Les pions sont l’âme des échecs » ?

La structure de pions peut être considérée comme un élément invariant par rapport aux pièces qui sont bien plus dynamiques. Il est donc impossible de dresser un plan par rapport à une structure de pions adverse.

De plus, les pions ne reculant pas, toute erreur avec un pion peut coûter la partie. Ce facteur a entre autres inspiré Philidor à énoncer sa célèbre maxime.

En examinant sa défense favorite, la Défense Philidor (1.e4 e5 3.Cf3 d6), on peut se rendre compte que le champion français avait découvert l’intérêt de l’utilisation du pion c. En jouant plus tard …c6 puis …b5, Philidor parvenait (si l’adversaire n’y prenait garde) à utiliser plus de pions que le camp opposé pour contrôler le centre.

On pourrait donc énoncer son second principe de la manière qui suit : « Essayer d’impliquer davantage de pions que l’adversaire pour contrôler le centre. » Si on l’applique et que l’adversaire ne s’en aperçoit pas, c’est comme si on démarrait la partie avec deux pions de plus…

Quels sont les apports du champion du monde Emanuel Lasker ?

On peut tenter de résumer la philosophie échiquéenne d’Emmanuel Lasker en cinq idées :

  1. Si l’adversaire est surpris, il n’est que l’ombre que de lui-même. C’est, en fait, le troisième principe du jeu d’échecs. Il peut s’énoncer ainsi : « Amener une position que l’adversaire ne connaît pas, n’aime pas ou ne comprend pas. »
  2. La partie est un combat où se produit une sorte d’équilibre entre les deux camps ; en cas de déséquilibre en sa faveur, un camp peut alors lancer l’attaque. Lasker tire cette recommandation de Steinitz.
  3. Chaque joueur attaque le plus souvent les points faibles (débordement) de l’adversaire plutôt que ses points forts (agression). Précisons que l’attaque risquée d’un piédestal adverse (point fort) peut décontenance l’adversaire, voire le déstabiliser complètement.
  4. Il n’y a pas de meilleur coup aux échecs. Il y a plusieurs bons coups. Tout dépend de la position, de l’enjeu et des failles de l’adversaire.
  5. Il faut se défendre de manière économique. Les méthodes de Steinitz, quasi inventeur de la défense, ont également beaucoup influencé Lasker.

Quels sont les principes de la défense aux échecs ?

Lorsque notre plan stratégique est défaillant, on cède l’initiative. Comment alors contrecarrer l’attaque adverse, garder son calme et son objectivité, conserver son matériel et éviter une catastrophe ? Des techniques éprouvées défensives permettent de pallier ce type de situation désagréable. Résumons-les :

  1. Apaiser ses tensions intérieures par des respirations ventrales et par le truc des samouraï (devenu maintenant un simple salut) qui consiste à presser le haut du ventre, le « hara », où s’exerce principalement ces tensions.
  2. Attaquer ou échanger les pièces adverses les plus dangereuses, si possible avec des pièces peu actives.
  3. Rester objectif en se mettant à la place de l’adversaire. Déterminer ses objectifs concrets (motifs de combinaisons qu’il faudra éliminer) et donc ses réelles possibilités de sacrifices. On élimine ainsi les « combinaisons mirages » et on ne grossit pas la supériorité adverse.
  4. Remettre en jeu ou centraliser ses pièces inutilisées par des menaces intermédiaires le cas échéant.
  5. Interdire les cases-clefs aux pièces adverses sans pour autant détériorer sa position.
  6. Marquer chaque pièce adverse par une de ses propres pièces, un marquage individuel, comme au football.
  7. Choisir un système de défense économique, telle la défense latérale.
  8. Ne pas affaiblir inutilement une position déjà vulnérable.
  9. Au moment où l’initiative adverse touche à sa fin, lancer une contre-attaque efficace.
  10. Placer une tour derrière son roi pour fuir tout en attaquant soi-même.
  11. Vérifier ses coups en déterminant le rôle existant de la pièce que l’on envisage de déplacer.
  12. Si nécessaire, céder un pion ou la paire de fous ou sacrifier la qualité pour survivre.

En quoi la possession d’un cavalier augmente-t-elle la puissance d’une paire de fous ?

La paire de fous est plus que la somme des deux fous. C’est une entité puissante capable parfois de rivaliser avec une force supérieure. Contrôlant les deux couleurs, la paire de fous laisse moins de possibilités de jeu à l’adversaire et facilite même des enchaînements tactiques.

Une paire de fous associée à un cavalier est plus forte encore, mais pas seulement par les possibilités combinatoires qui en résultent. Le cavalier peut être envoyé en « éclaireur » sans exposer la paire de fous. La présence d’un cavalier en soutien permet de maintenir la paire de fous intacte en évitant, pour un temps, l’échange d’un des deux fous qui affaiblirait la valeur du fou survivant.

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