Ju Wenjun et Tan Zhongyi entament leur revanche pour le titre de championne du monde d’échecs

Le match 2025 du Championnat du monde féminin de la FIDE a débuté aujourd’hui à 15 h, heure locale, à Shanghai, en Chine, soit 9h heure de Paris.

Ju Wenjun avait les blancs, tandis que Tan Zhongyi, jouant avec les noirs, a orienté la partie vers la défense sicilienne. Après 39 coups, sans grand succès, la partie s’est conclue par une nulle logique.

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Tan Zhongyi a facilement égalisé avec les pièces noires dans la première partie du match de championnat du monde d’échecs face à sa compatriote Ju Wenjun. - Photo Anna Shtourman

Dans la première partie d’échecs, Tan Zhongyi a facilement égalisé avec les pièces noires dans la première partie du match de championnat du monde face à sa compatriote Ju Wenjun – Photo Anna Shtourman

Suivez les parties en direct à partir de 9h

Les règles du championnat d’échecs

Douze parties de 90 minutes pour les 40 premiers coups, puis 30 minutes pour le reste de la partie. Le tout avec un incrément de 30 secondes par coup. Les joueuses ne pourront pas partager le point d’un commun accord avant le 40ᵉ coup des Noirs. Toutes les parties débutent à 9 h, commentées par le GM Evgenij Miroshnichenko et le GM Xu Yi.

Une journée médiatique avant le match

Hier, la journée médiatique a été bien remplie, avec des interviews, des conférences de presse et une cérémonie d’ouverture. L’intrigue est captivante : deux championnes du monde d’échecs. L’une en titre, l’autre ancienne, s’affrontent pour le titre tant convoité. L’histoire est d’autant plus intéressante que les deux joueuses se sont rencontrées en 2018. Lors du match, Ju était la challenger contre Tan, la championne en titre. Ju avait remporté le titre lors de ce match et l’a défendu avec succès depuis. Cette fois, les rôles sont inversés : Tan revient pour la première fois comme challenger face à sa compatriote.

Un championnat du monde d’échecs passionnant

Le contexte psychologique est tout aussi fascinant. Dans son interview exclusive avec la FIDE, Tan s’est exprimée avec assurance. Elle a souligné que si elle se considérait comme « chanceuse » de disputer le match de 2018, elle se sentait cette fois plus confiante. En 2017, elle avait remporté le titre lors d’un tournoi à élimination directe.

Cette fois, elle a gagné sa place en remportant le tournoi des Candidats. Avec seulement six points d’écart entre elles, l’issue pourrait bien se jouer sur la confiance. Au début de la partie d’aujourd’hui, leur langage corporel révélait une subtile histoire. Tan semblait détendue, sirotant un café et jetant un coup d’œil autour d’elle. En revanche, Ju était intensément concentrée, les yeux rivés sur l’échiquier.

Le premier coup cérémoniel a été effectué par He Fengxiang. Il s’agit du directeur du Centre de gestion des sports d’échecs et de cartes de l’Administration générale des sports de Chine. Il est aussi le président de Chine Qi yuan. He Fengxiang était accompagné de Xu Bin, directeur du Bureau municipal des sports de Shanghai.

La première partie d’échecs

À 15 h précises, heure locale, l’arbitre en chef a déclenché la pendule et le match a officiellement débuté. Les deux joueuses ont rapidement entamé la défense sicilienne, variante française. Cette ligne est plus calme que les batailles siciliennes classiques. Ju Wenjun a dévié de la ligne principale avec 5. Fd3, une continuation moins courante que 5. Cc3, bien que fréquente au niveau élite. Tan, apparemment toujours dans sa préparation, a continué à jouer rapidement.

Cependant, après 9. Fg5, le challengeur marqua une pause de plus de cinq minutes. Cela laissa penser qu’elle n’était plus prête. Lors de la conférence de presse d’après-partie, elle reconnut l’impact psychologique de ce coup et répondit avec justesse par 9…h6. Quelques coups plus tard, Ju prit son temps pour la première fois de la partie. Cela indiquait que les deux joueuses évoluaient en terrain inconnu. C’était un fait rare et rafraîchissant à ce niveau à l’ère de l’informatique. Ju parut légèrement plus à l’aise en ouverture grâce à ses pièces actives.

En revanche, le fou de Tan en c8 restait inexploité. Au 14ᵉ coup, Ju mit près de 20 minutes avant de simplifier la position par un échange. Elle ouvrit au centre. Ce fut le signe que la partie s’orientait vers la nulle – non sans complexité.

Une position intéressante

La position intéressante de la partie d'échecs

Un moment intéressant se produisit au 18ᵉ coup. Ju choisit de ne pas jouer 18.cxd5, ce qui aurait permis de gagner un pion supplémentaire. Elle permit aux noirs de clouer avec 18… Fa6. Elle cibla plutôt le faible pion h6 avec 18. De3. Cela incita Tan à trouver la solution précise 18… Dg5. Après l’échange des dames, les blancs capturèrent en d5, laissant aux noirs un pion dame isolé. Cela se contrebalançait par la nature ouverte de la position et un scénario fou contre cavalier. Aucun des deux camps ne disposait d’un avantage tangible ni d’une voie claire pour pousser plus loin. Dans ce contexte, aucun des deux joueurs n’était prêt à prendre des risques importants.

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